La démarche en cours doit permettre d’apprécier, à partir d’une
vision partagée des enjeux de développement, la pertinence d’une
configuration territoriale «Ardèche Méridionale».
Elle doit aussi être l’occasion de créer les conditions,
à travers l’élaboration collective de la charte, d’une
prise d’initiative stratégique à l’échelle
de tout le Sud Ardèche et dans la diversité de ses sensibilités
géographiques, politiques et socioprofessionnelles.
la contractualisation pays permettra ainsi tout à la fois :
• De préparer le territoire à la nouvelle donne contractuelle
(Contrat de Plan Etat-Région « 2000-2006 », DOCUP «
objectif 2 ») ;
• De simplifier la carte des dynamiques territoriales, par l’émergence
d’un espace de réflexion / programmation / contractualisation
unique (en complémentarité avec le PNR) ;
• D’harmoniser les plans d’actions des trois contrats globaux
et ce, dans la perspective du basculement en « CDPRA » ;
• D’affirmer le territoire comme étant à la fois
force de concertation, de négociation et de projets ;
• De le positionner clairement comme un espace de coopération
avec les départements voisins (Drôme, Gard, Lozère, Haute-Loire)
et le ou les Pays ardéchois limitrophes ;
• De le promouvoir comme un territoire d’interface entre le Massif
central, le sillon alpin et le grand delta rhodanien ;
• De favoriser l’émergence de dossiers structurants d’intérêt
commun à l’échelle de tout le Sud Ardèche (désenclavement
routier, accueil d’entreprises, vie culturelle, équipements de
loisirs, projets stratégiques des filières agricoles et industrielles,…)
;
• D’organiser solidairement la structuration du territoire «
Chauvet – Gorges de l’Ardèche », à la fois
dans le sens d’une appropriation locale et d’une diffusion maximale
des retombées attendues ;
• D’atteindre une masse critique économique suffisante
pour faire levier sur la situation locale de l’emploi ;
• De créer les conditions d’une complémentarité
territoriale et opérationnelle avec le PNR des Monts d’Ardèche
;
• D’optimiser les zones de complémentarité entre
les différentes procédures en cours et à venir, dans
un souci de cohérence d’ensemble des projets ;
• De susciter le débat local à partir d’une connaissance
partagée des paramètres de choix (géographiques, socio-économiques,
identitaires, législatifs, techniques, financiers, ...) et de mobiliser,
au travers de la mise sur pied d’un Conseil Local de Développement
véritablement participatif, l’ensemble des forces vives du territoire.
Afin de susciter une véritable « communauté de développement
» à l’échelle du Sud Ardèche, l’équation
« un territoire, un projet, un contrat » servira de fil conducteur
à la démarche.
Cette candidature sera ainsi l’occasion, pour les différents
acteurs locaux du développement (élus, socioprofessionnels,
réseaux associatifs, partenaires institutionnels, citoyens, ...) d’une
véritable prise d’initiative stratégique sur l’organisation
future du territoire. Il s’agit, par là même, d’éviter
la constitution de regroupements opportunistes, pour au contraire faire émerger
un véritable « territoire de projets » doté d’une
cohérence interne mais aussi externe avec les projets voisins.
Au delà des aspects purement techniques, les principales motivations
qui ont amené la demande de classement en périmètre d’étude
sont les suivantes :
Volonté d’expérimentation, pour prolonger le « rôle
pionnier » joué par le Sud Ardèche en matière de
développement local (Plan d’Aménagement Ruraux, Contrats
de Pays, CGD, Parc Naturel Régional) et participer activement à
la mise en place de la nouvelle architecture territoriale ;
Désir de transmission, pour mettre le capital de connaissances, de
pratiques et d’outils accumulé par notre territoire au service
du chantier « Pays » ;
Souci de mise en cohérence, pour ne pas introduire d’effets de
neutralisation, de limites ou de dédoublements entre les différentes
démarches territoriales en cours ;
Acte de réalisme, pour coller aux tendances socioéconomique
du territoire ;
Besoin d’information / mobilisation, pour éclairer les différents
élus / acteurs locaux et faire en sorte que la structuration du pays,
loin d’aboutir à une centralisation des processus de décision,
stimule la démocratie participative ;
Effort de mutualisation, pour mettre en commun les savoir-faire spécifiques
développés par chacun des trois contrats globaux (compétences
techniques, outils méthodologiques, pratiques de démocratie
participative, vision prospective, ...) ;
Impératif d’ouverture sur les territoires voisins, pour tenir
compte des habitudes de vie des « marges internes » du territoire
et stimuler les coopérations inter départementales / régionales.
Autant de lignes directrices qui trouvent leur plein écho dans cette
candidature.