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Périmètre.

Croquis de localisation
Territoire reconnu : 18 Cantons à l’exception de la commune de Chomérac
(18 cantons regroupés autour des CGD « Ardèche Méridionale », « Monts et Val d’Ardèche » et
« Ardèche Rhodanienne Méridionale »)

carte dy Pays Ardèche Méridionale

Dominantes socioéconomiques
Le périmètre d’étude pressenti comprend 177 communes, pour un bassin de population totalisant 117 000 habitants. Géographiquement, il se définit d’abord comme un espace de transition entre le Massif Central et la Vallée du Rhône. Il fait d’ailleurs la jonction entre les bassins atlantique et méditerranéen.

Au delà des spécificités locales, les 177 communes du bassin de vie « Ardèche Méridionale » partagent un certain nombre de « dominantes » socio-économiques :

Un maillage communal de type « rural »
• Majorité de petites communes (la moitié compte moins de 200 habitants)
• En stagnation démographique (les deux tiers sont classées comme « très âgées » par l’INSEE)
• Éloignées des principaux centres de décision administratifs
• Disposant d’une faible marge de manoeuvre financière
MAIS
• Structurées par un réseau de petites villes / bourg centres relativement dense et réparti sur l’ensemble du territoire
• Caractérisées par une forte pratique intercommunale de gestion / projet
• Ouvertes à de nouveaux schémas de coopération supra cantonale (Leader +, CGD, Pôle d’Économie du Patrimoine)
• Engagées, pour un gros tiers d’entre elles, dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche

Des difficultés d’accessibilité et de mobilité interne
• Relatif enclavement du territoire (absence de desserte ferroviaire, autoroutière et aérienne)
• Degré de fiabilité des temps de parcours limité
• Saturation routière en période estivale
• Présence de goulets d’étranglement (Le Teil, Labégude, …)
MAIS
• Proximité du corridor rhodanien (points de connexion avec l’A7, le TGV « Méditerranée » et la voie navigable)
• Irrigation de l’ensemble du territoire par la RN 102 (véritable épine dorsale routière)
• Présence d’axes porteurs aux deux extrémités du territoire (RN 88 et RN 86)
• Développement récent des nouveaux réseaux de télécommunication.

Une forte tradition agricole
• Palette de productions diversifiée (viticulture, arboriculture, lait, viande, castanéiculture, plantes médicinales, semences, ...)
• Équipements de transformation de pointe (abattoir d’Aubenas, SABATON, MELVITACOSM, salaisons, jus de fruits, …)
• Capital « image » important
• Expérience coopérative forte
• Tradition de pluriactivité déjà ancienne
• Qualité reconnue des produits (bio, labels terroirs, marque « Goûtez l’Ardèche », AOC)
MAIS
• Poursuite de la déprise agricole (par absence de relève ou concentration foncière)
• Transformation locale limitée
• Foncier partiellement gelé
•Qualité et origine géographique insuffisamment valorisées
• Hyper concurrence sur les productions « basiques »

Une base industrielle fragile
• Absence d’entreprises « chef de file »
• Situation en bout de chaîne de sous-traitance
• Positionnement industriel sur des créneaux traditionnels en voie de restructuration (textile, mécanique, ...)
MAIS
• Savoir-faire industriels reconnus (moulinage, mécanique, agroalimentaire, verrerie, cimenterie et autres industries extractives, ...)
• Main d’oeuvre de qualité
• Présence d’un pôle « nucléaire »
• Emergence de secteurs nouveaux (image, santé / beauté, équipements de loisirs, …)

Une économie « dopée » par le tourisme
• Présence de plusieurs sites majeurs (Mont Gerbier-de-Jonc, Pont d’Arc et Gorges de l’Ardèche, Grotte Chauvet, Aven d’Orgnac, Alba, Viviers, ...)
• Produit thermal de qualité
• Accueil relativement bien structuré (maillage « OT / SI »)
• Richesse patrimoniale (architecture vernaculaire, préhistoire, paysages de terrasse, vestiges romains, églises romanes, châteaux, …)
• Notoriété internationale
• Retombées attendues de l’ouverture de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.
MAIS
• Offre d’hébergement fortement saisonnalisée et insuffisamment diversifiée
• Communication touristique éclatée
• Valorisation insuffisante du fleuve « Rhône »
• Quasi absence de produits complets (montage et commercialisation)

Un milieu de vie d’une grande qualité
• Patrimoine bâti exceptionnel
• Densité du tissu commercial et artisanal
• Qualité des relations humaines
• Climat attractif
• Espaces naturels préservés
MAIS
• Offre locative permanente toujours insuffisante
• Faiblesse de l’offre d’activités culturelles hors saison touristique
• Complexité des tutelles administratives
• Insuffisance de l’offre de formation post-bac
• Manque de débouchés professionnels pour les jeunes diplômés
• Phénomène de « déprise administrative » dans les secteurs les plus dévitalisés
• Risque de rupture de desserte commerciale dans certaines communes

Une identité soudée autour de thèmes forts
• La qualité de vie
• Le rapport à l’eau (à la fois crainte et convoitée)
• L’identification à une « terre de résistance »
• L’attachement au petit patrimoine rural
• La fidélité au « pays »
• La châtaigneraie, le volcanisme, le calcaire et les terrasses comme éléments-symboles du paysage
• La référence à l’identité méridionale et à l’Occitanie
• L’appartenance historique à l’ancienne province du Bas Vivarais