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Des CGD au Pays...

- Historique contractuel
- Origine de la candidature

Bourlatier
Historique contractuel

La faiblesse des moyens financiers et humains mobilisables par les communes, notamment pour la mise en oeuvre de projets de développement, constitue l’une des données-clés du territoire. Elle a amené les élus locaux, relayés en cela par les différents programmes d’aide au développement local, à se regrouper très tôt en « communautés d’intérêt ». Sur les 177 communes concernées par l’étude, les trois quarts sont d’ores et déjà membres d’un E.P.C.I. Depuis 1982, pas moins de 30 procédures contractuelles ont été portées par ces mêmes structures. Cette « intercommunalité de projet » s’est construite en emboîtant plusieurs « strates » successives :

La phase « Plans d’Aménagement Ruraux » ;
La séquence « Contrats de Pays » :
Prenant appui sur les bourgs centres, ils ont été les véritables déclencheurs de la prise en charge locale du développement. Cinq contrats de Pays, dits « généralistes », ont ainsi été lancés successivement sur Largentière-Joyeuse-Valgorge, les Vans, les Hauts Plateaux Ardéchois, les Hautes Cévennes et le Pays de Villeneuve-de-Berg. Parallèlement, plusieurs contrats de Pays thématiques (culture, tourisme, économie, petite ville) ont été élaborés sur l’ensemble du territoire. En plus de servir de base à la constitution de Syndicats Intercommunaux, cette nouvelle procédure a favorisé, par le recrutement d’agents de développement, un enrichissement du savoir-faire technique local (démarche de projet).

St Montan L’approche actuelle :
Traditionnellement organisé à l’échelle cantonale, le territoire s’est récemment ouvert à de nouveaux schémas de coopération. Cette « nouvelle donne intercommunale » s’articule principalement autour de trois axes de développement :

• Le premier, sous-tendu par les Contrats Globaux de Développement, correspond à une logique de « bassin de vie ». Prenant appui sur les « axes de vallées », ces territoires veulent s’affirmer comme des espaces de solidarité entre les villes pôles et leurs arrière-pays.

• Le second, matérialisé par le projet de Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, répond quant à lui à une logique de « massif ». Impulsé au départ par la profession castanéicole, il s’appuie sur un marquage paysager spécifique (les zones de pentes), pour affirmer une identité commune et impulser une dynamique de développement durable.

• Le troisième axe de développement, illustré par le Programme d’Initiative Communautaire Leader + « Monts et Montagne d’Ardèche », s’inscrit davantage dans une démarche d’ « espace du quotidien ». Relayée à la fois par le syndicat mixte de gestion du Parc et le syndicat mixte de la Montagne Ardéchoise, cette dynamique vise à affirmer, au travers d’actions innovantes, l’identité « Montagnarde » de l’Ardèche. Cette stratégie de « marketing territorial », qui s’appuie d’ores et déjà sur un passé de coopération, vise à favoriser l’accueil de nouveaux résidents / nouvelles activités.

Plusieurs projets territoriaux à moyen / long terme (de 3 à 10 ans), tous à vocation de développement durable, se trouvent donc simultanément en phase de mise en oeuvre. Conscientes des risques éventuels de télescopage, les instances concernées se sont d’ores et déjà efforcées de partager leur réflexion stratégique. Cette recherche de complémentarité s’est traduite par :

• Des navettes politiques entre les différentes structures décisionnelles;
• La participation « croisée » des techniciens aux différents groupes de travail;
• L’élaboration de montages financiers mixtes sur des opérations d’intérêt commun;
• La conduite d’études conjointes portant sur des thèmes fédérateurs (bois, tourisme, fruits, gestion de l’espace, patrimoine, accueil de la petite enfance, ...).

Le lancement d’une réflexion prospective sur l’organisation territoriale post-2000, concrétisée par la conduite d’une étude de préfiguration de Pays, a été l’occasion de consolider un peu plus cette culture partenariale.

Aboutissement de ce premier travail collectif de mise à plat, la reconnaissance en périmètre d’étude nous permettra cette fois d’élaborer, par la fédération des énergies / compétences, un véritable espace de projet.